La Slovénie et ses habitants

Beaucoup d’entre nous, il faut bien l’avouer, ignorent sa localisation précise et encore plus le nom de sa capitale. Personne n’en parle. La Slovénie n’est plus autrichienne, n’est pas tout à fait slave et côtoie le monde latin.

Si la Slovénie est située au nord-ouest de la péninsule des Balkans, elle voisine avec les pays méditerranéens et alpins. Si les Slovènes se sentent Slaves et parlent une langue proche du serbo-croate, il n’en reste pas moins que l’italien et l’allemand sont des acquis d’emprunt, pas seulement sur le plan linguistique. La majorité des touristes sont italiens ou autrichiens. Ce petit pays indépendant depuis 1991 est à la croisée du slavisme et de l’occident. Et c’est justement ce qui en fait l’attrait.

Encore ici et déjà ailleurs. Sur le plan culturel, les Slovènes sont proches de leurs deux voisins. La cuisine, la musique, l’obédience religieuse sont celles du nord, mais le folklore est local. Les festivals sont nombreux, toute proportion gardée étant donné le nombre d’habitants (2 millions). Les musiques et danses traditionnelles, les costumes blancs ou les toques brodées des femmes sont d’essence slave.

 Le Slovène aime aussi les légendes que l’on se transmet de parents à enfants. Comme celle du Dragon qui a donné son nom à un pont de la capitale. D’autres se déroulent dans des châteaux ou grottes ouvertes au public.

La Slovénie s’est construit une belle identité post-yougoslave pour le bonheur de ses visiteurs.

Visiter ce pays pour parcourir les Alpes Juliennes, descendre dans les grottes classées au patrimoine de l’UNESCO ou se baigner dans la mer Adriatique le long de la courte façade maritime du pays (Piran, Koper). Mais surtout revenir parce que c’est un pays tranquille où il fait bon vivre et où l’on semble être à l’écart de l’agitation du monde.

Avons-nous le choix pour trouver pays aussi reposant que celui-ci, si proche à vol d’oiseau de Venise ?


Ci-dessous le lac de Bled

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