L’arrivée à Saint-Denis de La Réunion

Il est 6 heures du matin mais il sera 9 heures en heure locale. L’avion s’éveille petit à petit comme un chat qui étire ses pattes après la sieste. Une lumière tendre, feutrée, une lumière de demi-jour brise lentement la nuit de la cabine. Mais voici qu’un hublot, puis un autre, puis d’autres se déshabillent et le soleil vient exploser la demi-obscurité d’une lumière chaude mais crue, presque insolente. En bas, l’océan se moutonne à perte de vue, caché par moments de nuages épais mais d’une blancheur aveuglante. Puis soudain à tribord, le voyageur fatigué peut crier « terre » comme la vigie du Santa-Maria, un jour d’octobre 1492. Une masse noire se profile, une ville blanche se dessine, nous arrivons.

                                                                                                                 

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