Salzbourg: une perle, un mythe.

Salzbourg est une cité créatrice de mythes, un musée monumental, radieuse de beauté.

Cette beauté réside dans le fleuve qu’elle embrasse, dans ses perspectives où l’horizon se ferme sur le château, dans ses églises baroques bordant quelque place ou quelque rue où les enseignes rivalisent d’originalité. C’est une ville en volupté, en majesté. Il y a là quelque chose de la magnificence et de la somptuosité d’un décor qui nous éblouit comme on le serait devant une perle rare.

Et Mozart est là comme une ombre qui nous suit de magasins en pâtisseries, de palais en églises, une note qui perdure, mais un commerce aussi, pragmatisme oblige.

On arriva ce jour-là avec les nuages sombres d’un automne trop précoce.

La foule des petits jours suivait nos pas frileux dans la Getreidegasse, tandis que des passants nonchalants sortaient des vieilles rues en admirant les hautes maisons aux façades colorées.  Poursuivant notre curiosité toujours plus loin, la Place de la Résidence s’offrit d’un coup à notre regard. Escortée sur sa gauche par le palais des princes-archevêques et sur sa droite par le Neugebaüde, son annexe au joli carillon, la cathédrale Saint-Rupert présente sa façade majestueuse aux deux tours que met en valeur son parvis de marches.

Une pluie fine et traversière endeuilla notre parcours sur les sentiers de la colline du Mönchsberg. Le ciel laiteux pâlissait les murs déjà blanc-gris de la forteresse des archevêques fièrement installée sur la colline voisine lui donnant une allure plus triste que romantique. Il fallut rentrer.

Le Salzkammergut est un chapelet de lacs, un collier de petits glaciers et des perles de villages sont baignées par des eaux émeraude.

Bordée tendrement par son lac, la petite cité de Hallstatt a le charme de ces bourgades qui ne vieillissent pas. L’esprit s’y repose, la mémoire s’échappe dans la contemplation, le bonheur nous rattrape dans l’instant. Nous sommes dans le « Ici et Maintenant » des penseurs éclairés.

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